Les films de l’édition 2019

Un chœur pour la paix


de Pierre Barnérias, Antoine Cuisnier
France – ​2019

Au lendemain des attentats de novembre 2015, la France est sous le choc. A Argenteuil, pour enrayer le climat de haine qui s’installe, le frère Benjamin, éducateur de rue, crée une chorale avec des jeunes de 5 à 15 ans, toutes origines et confessions confondues. Le clip pour la paix, qu’ils tournent sur la dalle d’Argenteuil, immortalise cette expérience unique de fraternité.

Demain est à nous


de Gilles Maistre
France – ​2019
​6e et +

Cris, José, Paola, Amina, Zack ou Anwarra... viennent des quatre coins du monde, mais ils ont une chose capitale en commun : jamais ils ne se sont dit qu’ils étaient trop jeunes pour agir contre l’injustice ou les violences. Trafic d’êtres humains, travail des enfants, mariages forcés, extrême pauvreté... chacun d’eux mène son propre combat, en fonction de ce qu’il a pu subir ou de ce qui le révolte, inspirant ou entraînant souvent d’autres enfants avec lui. A l’exemple de José Adolfo, 7 ans, qui a créé une banque coopérative permettant aux enfants de transformer des déchets en argent, et dont la formidable réussite sert de fil conducteur au film.

Rewind


de Sacha Neulinger
Etats-Unis – ​2019
​Séance sur demande

Avec Rewind, Sacha Neulinger nous livre le documentaire intime le plus vertigineux (et sans doute nécessaire) qu’on puisse imaginer. Passant au crible des années d’enregistrements vidéo réalisés par son père dans la grande maison familiale, il reconstruit pièce par pièce le mécanisme des violences sexuelles qui se sont transmises de génération en génération jusqu’à lui. Entre thérapie personnelle et enquête médico-légale formidablement documentée, ce film choc rappelle que près de 90% des abus d’enfants sont perpétrés par des proches, et qu’oser en parler constitue le premier pas pour s’en sortir. Film inédit en France.

Liyana


de Aaron, Amanda Kopp
Etats-Unis / Swaziland – ​2018
​6e et +

C’est lors d’un atelier créatif animé par une conteuse sud-africaine que cinq tout jeunes enfants d’un orphelinat du Swaziland inventent le personnage de Liyana : une fillette dont les parents, tout comme les leurs, sont morts du sida. Alternant les scènes d’animation imaginées par les enfants et les séquences documentaires sur leur vie et leurs récits, ce film infiniment touchant évoque avec tact les traumatismes qu’ils ont vécus et la façon dont ils se reconstruisent dans leur « nouvelle famille ».

Children of the Snowland

Les enfants de Snow Land
de Zara Balfour, Marcus Stephenson
Royaume-Uni/ Népal – ​2018
​4e et +

Pour les enfants des régions les plus reculées de l’Himalaya, aller à l’école signifie quitter son village et sa famille pour plusieurs années d’étude à Katmandou. C’est le cas des trois protagonistes du film : des adolescents qui, diplôme en poche, retournent pour la première fois d’où ils sont partis à l’âge de cinq ans. Le film les accompagne pendant leur interminable périple vers un monde resté attaché à des traditions immuables. Un véritable voyage initiatique qui va leur permettre de faire la paix avec des parents qui les ont confiés à d’autres pour leur offrir une « vie meilleure ». En compétition pour le Prix des jeunes.

Cœur de Pierre


de Claire Billet
France/Afghanistan – ​2018
​4e et +

Ghorban n’a que 12 ans quand il arrive seul en France depuis l’Afghanistan. Pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance, il va se battre pour réaliser son rêve : aller à l’école. La réalisatrice le suit pendant 8 ans, dans sa vie en foyer, en classe et chez le psychologue qui l’aide à apprivoiser son passé, ses doutes d’adolescent, ses frustrations et ses colères face aux obstacles et à l’administration… Lorsque le film s’achève, Ghorban a obtenu son bac et un passeport français grâce auquel il a pu revoir les siens qu’il se jure d’aider. Sa persévérance est une leçon ; elle plaide pour les mineurs isolés sans papier. En compétition pour le Prix des jeunes

In my blood it runs

Cela coule dans mes veines
de Maya Newell
Australie – ​2019
​4e et +

Dujuan (10 ans) est issu d’une communauté autochtone d’Australie dont il parle deux langues et a hérité des dons de guérisseur. A l’initiative de sa grand-mère qui souhaite qu’il aille à l’école, il vit une partie de l’année en ville. Mais l’éducation à l’occidentale qu’il y reçoit ne laisse aucune place à son propre savoir. Peu à peu, on le sent glisser vers l’échec scolaire, alors que le soir aux infos, les télévisions se font l’écho des tortures que subissent les mineurs incarcérés au centre de détention d'Alice Springs. 100% d’entre eux sont des autochtones, comme Dujuan. Et si c’était le déni de leur culture et de leur identité qui organisait leur perte ? En compétition pour le Prix des jeunes

Buddha in Africa

Un Bouddha en Afrique
de Nicole Schafer
Afrique du Sud/Suède – ​2019
​4e et +

Le décor est inédit : un vaste temple au toit en pagode en pleine brousse du Malawi. C’est là qu’Enock et des dizaines d’orphelins africains sont éduqués depuis tout petits selon la discipline du bouddhisme chinois confucéen. Fierté de ses maîtres pour ses exploits en arts martiaux, Enock devenu adolescent déçoit leurs espoirs en refusant de continuer ses études en Chine afin de pouvoir vivre parmi les siens au village. Chronique de cette année charnière où le jeune homme doit choisir entre deux cultures, deux destins, le film interroge la notion de faire le « bien d’autrui » et nous renvoie à notre propre histoire. En compétition pour le Prix des jeunes

Al otro lado del muro

De l’autre côté du mur
de Pau Ortiz
Mexique/Espagne – ​2017
​5e et +

C’est l’histoire d’une fratrie : Ale, 18 ans, Rocío, 13 ans, et leurs plus jeunes frère et sœur. Arrivés du Honduras, ils se retrouvent seuls au Mexique, leur mère ayant été accusée de trafic et incarcérée. Sans papiers donc sans droits, ni au travail, ni à l’éducation, les aînés assument au mieux le rôle de parents, malgré l’angoisse, l’envie d’avoir une vie à soi, malgré les pleurs des plus petits. S’ils tiennent, c’est portés par la voix de leur mère, qui les appelle de la prison. Une voix aimante et forte qui rythme cet hymne pudique à ces enfants, si nombreux sur les routes de l’exil dans l’espoir d’un futur qui leur est souvent refusé. En compétition pour le Prix des jeunes

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