Découvrez les films sélectionnés pour l’édition 2020 !

Riders of destiny (Les Cavaliers du destin)


de Michael Nirmann
Allemagne – ​2019

Sur l’île isolée de Sumbawa, en Indonésie, les courses de chevaux montés par des enfants sont très prisées et représentent un énorme marché. Les jeunes jockeys, souvent issus de milieux pauvres, peuvent gagner suffisamment pour nourrir leur famille. Mais alors que leurs ancêtres commençaient à 10 ans, eux s’élancent à partir de 3 ans. Firman, l’un des protagonistes du film, n’a que 5 ans. Il tombe de cheval tous les jours alors qu’il galope à près de 70 km/h, pieds nus et sans selle ni vêtements de protection. Sila quant à lui a 7 ans. C’est l’un des jeunes jockeys les plus demandés. Grâce à l’argent qu’il gagne, ses parents n’ont plus à travailler. Mais il leur faut beaucoup prier, car ce sport traditionnel fait des victimes, des petits handicapés à vie et même blessés mortellement. C’est en hommage à l’un d’eux que le réalisateur est allé enquêter au-delà des champs de courses.

En compétition pour le Prix des Jeunes.

The money stone (La monnaie de pierre)


de Stuart Harmon
Etats-Unis – ​2018

A des centaines de mètres sous la jungle du Ghana, des adolescents trempés de sueur se faufilent dans d’étroits boyaux creusés presque à mains nues pour arracher un peu d’or à la terre. Considérés comme des hors-la-loi par le gouvernement, ces mineurs (au double sens du terme) clandestins risquent leur vie pour une hypothétique fortune, et sacrifient leur scolarité. Certains le font de leur propre chef, pour aider les leurs, d’autres y sont poussés par leurs parents. Grâce à son film, Stuart Harmon met des visages et des noms, Justice et Maxwell, sur les milliers d’ouvriers de ces hallucinants souterrains. Il nous révèle avec pudeur et respect les choix terribles auxquels certains enfants sont confrontés dans l’espoir d’un avenir meilleur.

En compétition pour le Prix des Jeunes.

Summerwar (Guerre d’été)


de Moritz Schulz
Allemagne – ​2019

C’est un camp d’été bien particulier que ce Summerwar, créé par le Régiment Azov, une unité paramilitaire d’extrême droite intégrée à la garde nationale d’Ukraine. Les enfants de 12 ans qui y participent sont destinés à devenir de jeunes patriotes prêts à se battre et à mourir pour leur pays. Le réalisateur Moritz Schulz a suivi librement deux d’entre eux : Jasmin, une fillette ambitieuse très entourée par ses parents, et Jastrip un gamin en manque d’affection. Entre exercices de manipulation d’une kalachnikov, combats nocturnes et chants patriotiques, il traque ce qu’il reste d’innocence sous les attitudes guerrières.

En compétition pour le Prix des Jeunes.

Réveil sur Mars


de Dea Gjinovci
France/Suisse – ​2020

Ibadeta et Djeneta sont les aînées d’une famille kosovare réfugiée en Suède. Affectées par les violences passées et les obstacles rencontrés dans leur pays d’accueil, elles ont sombré dans un sommeil profond, appelé « syndrome de résignation », qui frappe des enfants migrants. Le film nous introduit dans la famille aux prises avec ce mal mystérieux. Il cherche moins à mener l’enquête qu’à rendre hommage à l’amour qu’il faut à des parents pour tenir face à tant d’adversité, et à la force de résilience du tout jeune frère, Furkan, qui confectionne une fusée afin d’emmener ses sœurs sur Mars, loin des difficultés du quotidien.

En compétition pour le Prix des Jeunes.

Punk


de Maasja Ooms
Pays-Bas – ​2019

Ce sont des adolescents en rupture sociale dont les parents ont baissé les bras que met en scène Punk. Pour leur éviter un placement dans un centre fermé, la justice des Pays-Bas leur donne l’occasion de reprendre leur vie en main lors d’un séjour en pleine campagne française, sous la surveillance d’une éducatrice. La réalisatrice s’est immiscée dans la vie du petit groupe. Sans jamais intervenir, elle capte les moments de crise, de doute, les timides rapprochements avec des parents venus en visite…, perçant peu à peu les blessures intimes à l’origine de la colère ou de l’apparente indifférence de ces jeunes à un tournant de leur vie.

En compétition pour le Prix des Jeunes.

Inventing tomorrow (Inventer demain)


de Laura Nix
Etats-Unis – ​2018

Inventing Tomorrow est un film réjouissant, de ceux qui mettent en mouvement, à l’instar de ses jeunes protagonistes : des lycéens brillants, inventeurs de solutions technologiques de haut niveau pour remédier aux ravages écologiques observés dans leur environnement. Leur inventivité les amène à participer à l’Intel International Science and Engineering Fair (ISEF), un concours scientifique destiné aux jeunes du secondaire. Laura Nix les a filmés chez eux, en Inde, Indonésie, Mexique et à Hawaï, en train de perfectionner leur invention, puis au moment où ils convergent vers Los Angeles, comme des milliers d’autres jeunes décidés à réparer le monde. Tous ne reviendront pas vainqueurs, mais riches du sentiment de faire partie d’une génération qui a choisi l’engagement comme forme suprême de résilience.

Hors compétition.

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